RALLYE DU NORDCrédité de 120 points après les deux premières épreuves disputées, Jean-Louis Leyraud s’alignait au départ de ce Rallye du Nord, comme le grand favori de ce 3ème volet, qui se courrait, pour une fois, sur un circuit totalement inédit. Alternant le roulant et le cassant, ce tracé a tenu toutes ses promesses. Victorieux dans 5 des 6 spéciales que comportait la course, le tandem Leyraud/Brinon n’a laissé aucune chance à ses adversaires, prenant une sérieuse option sur une 10ème couronne qui lui échappe depuis maintenant 3 ans. Subaru devrait, sur cette lancée, glaner le titre des marques.NOUVEAU TRACÉDepuis le temps que les concurrents se battent à coup de "chrono" sur des spéciales connues, voir, archi-connues, on se demandait, si l’avènement d’un nouveau type de circuit n’allait pas bouleverser les habitudes. En effet, les pilotes (les plus anciens et les plus en vue) connaissent sur le bout des doigts, le terrain sur lequel ils jouent pour certains depuis de nombreuses années se contentant pour la plupart d’amender leurs notes fonction de la couleur du ciel et de l’humidité ambiante. Cette fois, il fallait s’arranger de cette nouveauté, profiter des reconnaissances pour engranger le maximum d’information afin que l’ensemble pilote - navigateur - voiture, soit le plus homogène possible, tendu vers l’objectif unique : la victoire. À n’en pas douter, les ténors de la discipline et leur faire-valoir, Jean-Louis Leyraud en tête, avaient à cœur de bien figurer.LA FORCE DE L’EXPÉRIENCEArmé, depuis le début du championnat, de sa nouvelle voiture, le multiple champion calédonien J.-L. Leyraud, n’a laissé aucune chance à ses concurrents. Auteur du meilleur temps dans 5 des 6 spéciales à courir, et du second dans la seule qu’il n’aura pas remportée, le pilote Subaru a rapidement balayé toutes velléités de résistance à ses adversaires, les laissant se départager les places d’honneur. Qui de P. Christian, rappelons-le, terminait à la troisième place du Rallye international, ou de D. Palau, champion sortant, tous deux pilotes Mitsubishi, allait servir de dauphin au vainqueur ? À moins que la surprise ne vienne de Ph. Blanche ou d’A. Barbou, abonnés aux accessits avec leurs Ford Cosworth désormais un peu dépassées. D. Palau, prenait le départ confiant, après les problèmes techniques qui lui firent rendre son carnet après une sortie de route à l’International. Auteur du meilleur temps dans la 4ème spéciale, et du deuxième temps dans 3 autres, il fallait gérer et ne pas se faire reprendre du temps par les suivants. P. Christian de retour de Nouvelle-Zélande, où il fit mieux que de la figuration au Rallye de Rotorua (comptant pour le championnat Asie-pacifique), avait envie de faire bien. C’était bien parti, puisqu’il prenait le second rang, à seulement 4 secondes derrière l’intouchable Leyraud dans l’ES1, avant d’être trahi par sa mécanique dans l’ES2 (à près de 30 secondes du leader). C. Clavel (Subaru) rendait son carnet à l’issue de l’ES1 sur panne mécanique. Mais nous vous l’avons dit, sur un nouveau tracé, il peut y avoir des surprises... Une sorte de nivellement des valeurs, qui fait la part belle au seul talent, quand la mécanique ne fait pas des siennes. Auteur d’une course presque parfaite, affichant une régularité horlogère, Barbou/Michel-Vilaz sur leur "antique" Escort Cosworth ont pointé, à l’issue de chaque spéciale, à la 3ème place, la même sur le podium leur revenait donc de droit.CITROËN EN 2 ROUES MOTRICESMême si dans cette catégorie, la concurrence est loin d’être aussi vive, sur des terrains cassants, il est toujours hypothétique de parier sur des courses sans histoires. Octobon/Mitride ont donc amené leur Citroën Saxo sur la 1ère marche du podium. Devant Hannequin/Fischer également sur Saxo et Tojib/Tilly sur Peugeot 206, respectivement seconds et troisièmes. Un peu dans l’esprit de ce que l’on peut voir en WRC, où les deux marques cousines (Citroën et Peugeot) se livrent un furieux duel qui tourne à l’avantage des "Chevrons". |