Rodeo-Mécanique à Bourail - sept/oct 2002

Tempête de ciel bleu sur la commune de Bourail en ce premier week-end d'août, à l'occasion de la troisième épreuve du championnat des rallyes de Nouvelle-Calédonie. Très académiquement, la hiérarchie ne fut guère bousculée, Leyraud/Brinon, tirant encore une fois leur épingle du jeu dans cette joute les opposant à l'essentiel du plateau calédonien. Un seul tracé dans la chaîne au lieu-dit Nékou, qui devait être répété six fois et reparti de façon égal entre montées et descentes, donnait à ce rallye sa caractéristique « sprint ». La première spéciale du samedi après-midi devait attribuer l'ordre des départs.

vingt quatre concurrents se sont alignés pour cette épreuve, dont le grand intérêt pour le public fut de n'être point obligé de se déplacer sur le circuit pour suivre le déroulement de la course de bout en bout. En effet, un tracé unique d'une quinzaine de kilomètres, au départ de Nékou (situé à la sortie nord de Bourail), serpentait vivement au grès du relief, quelques piègeux endroits arrachèrent déjà les larmes à certains concurrents lors des seules reconnaissances. A l'issue de la course, 30% de l'effectif manquait à l'appel, aux motifs d'ennuis mécaniques et autres sorties de route!

Le premier équipage à rendre sa copie fut Creugnet/Caillard sur Escort Cosworth pour défaut de carnet de pointage! S'élançant en tête, le tandem Leyraud/Brinon prit les commandes dès le départ pour ne plus les lâcher, ne laissant à leur poursuivants que le soin de se disputer les accessits. Nous noterons la performance de Palau/Song dont la « Mitsu vo6 » handicapée par son poids, ne semblait pas vouloir donner la puissance nécessaire pour aller titiller les vainqueurs. 2min16sec, les séparaient au finish! Le reste fut à l'avenant. L'arbitre suprême, entendez le chrono, sanctionnait pour l'ultime retardataire, jusqu'à 30 minutes d'écart... Parti bon dernier, l'équipage Bonnefant/Tilly menait leur « vielle » Béhème 325 à la neuvième place au général. Coup de chapeau également à Tojib/Poircuitte qui rallia l'arrivée avec seulement 11 minutes de retard sur une vénérable R5GT. Néanmoins, la hiérarchie mécanique fut respectée, les concurrentes les plus puissantes étaient devant... sur un sprint, la puissance donne, assurément, un net avantage, mais force est de reconnaître que le pilotage avait également son mot à dire. Nous souhaitons seulement pour l'avenir, pouvoir découvrir d'autres lieux, avec par exemple, des changements de rythme et d'adhérence. Le sport y gagnerait et le spectacle « itou ». En attendant, nous soumettons à votre curiosité de « fans » les temps réalisés par chacun.

 
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